Devenir adulte
Ils eurent 18 ans et tout devint parfait.
Absurde comme phrase, non ?
Et pourtant… S’il y a bien une période de la vie dont on parle peu sous l’angle de la difficulté, c’est bien celle du passage à l’âge adulte.
Bercés toute notre enfance par des phrases d’adulte du genre : « Ah la vingtaine, le bel âge » ; « On a toute la vie devant soi, tout est permis ».
Soit l’époque à bien changé, soit pour beaucoup on fait face à un sérieux problème de mémoire…
Évidemment ce n’est pas le cas pour tous, mais ce « léger changement » de vie peut être très délicat. Mais qui en parle ? Je n’entends quasiment personne s’inquiéter de cette tranche d’âge. Silence radio.
Après tout pourquoi s’en faire ? Eux qui n’avaient qu’une envie, devenir grand et partir du cocon familial.
Toute la différence entre fantasme et réalité…
Quasiment du jour au lendemain, on doit apprendre à s’assumer entièrement ou presque. Se faire à manger, nettoyer se fringues, faire son ménage, régler des factures. Toutes ces choses que nos parents faisaient en partie pour nous jusque-là.
Dans le même temps, on est probablement éloignés des ses amis de toujours, même si on ne demandait plus beaucoup de conseils à nos parents, désormais plus personne ne nous conseille du tout.
Pour beaucoup il faut également s’habituer à un nouvel environnement, de nouvelles personnes, tout en continuant à réussir dans ses études, mais avec beaucoup moins d’encadrement.
Ça fait beaucoup d’un coup. Et tous n’y arrivent pas.
En psychologie du développement, on parle souvent d’« âge adulte émergent » entre 18 et 29 ans, avec une transition qui se poursuit au-delà de la majorité. Certains sont murs assez tôt, d’autres moins.
Mais une chose est sûre. A cet âge, après une adolescence ingrate (mais nécessaire), demander de l’aide à ses parents alors que ça va mal, est un aveux d’échec. Après avoir rejeté ces derniers pour se construire, revenir à eux et montrer sa faiblesse n’est pas une option.
Et c’est dans ce refus que les choses peuvent sombrer rapidement, et très profondément.
Dans ce moment clé de la construction d’une personnalité, l’impact sur la confiance en soi peut être dévastatrice, et peser bien longtemps après.
Si oui, ils sont déjà officiellement adultes, ils ont encore besoin de leurs parents. Même de loin. Ils n’ont que peu de revenu (voire que de l’argent de poche), et ne choisiront donc pas d’eux même de se faire aider. Mais cela profiterait à bon nombre d’entre eux. N’hésitez pas à leur conseiller une aide extérieure, avec le soutien financier nécessaire.
La sophrologie peut aider très efficacement dans ces moments instables. Je propose à ce titre un tarif réduit pour les étudiants. N’hésitez pas à vous renseigner (et même sur les autres « médecines douces », l’important c’est le soutien).

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